« Un million d’arabes : un de moins, au suivant des 999.999 ». Les Samouni et les autres familles de Zaitoun qui ont eu des morts et blessés etleurs maisons détruites par la fureur de l’offensiveisraélienne « Plomb durci », doiventaussi supporter l’humiliation d’inscriptionshumiliantes et racistes sur les murs des rares maisons restées debout dans leur quartier."Quand nous sommes retournés chez nous (à la fin de l’attaque, NDR) nous avons vu ces inscriptions humiliantes.Ce sont les soldats qui les ont laissées pour nous écraser encore une fois », a raconté Atef Samouni, un des survivants de la famille décimée par les tirs de mortier (29 morts, dont deux bébés et deux petites filles). L’infanterie de Tsahal a quitté Gaza maiselle resteencore présente dans les maisons de Zaitoun et des autres quartiers de Gaza.« Faites la guerre pas l’amour », « Mort aux arabes », « Les arabes doivent mourir », sont quelques unes des inscriptions trouvées dans les maisons. Pour le porte-parole de l’armée ceci ne serait pas la façon « dont les soldats sont entraînés… Ça, a-t-il déclaré, ça va à l’encontre du code éthique des forces armées ». Belles paroles mais pas un jour ne passe, depuis que « Plomb durci » est terminée, sans de nouvelles dénonciations palestiniennes d’abus et de violations.Hier soir (28 janvier 2008, NdT) des centres israélien pour les droits de l’homme –parmi lesquels Acri, Betselem, Médecins pour les droits humains et le Comité public contre la torture- on demandéau procureur militaire Avichai Mendelblit, et au procureur général Menachem Mazuz d’ouvrirune enquête sur le traitement inhumain subi par les Palestiniens faits prisonniers à Gaza ces dernières semaines. Les centres relatent quedans certains cas les détenus ont été gardés dans des fosses de 2-3 mètres de profondeur, menottés, les yeux bandés et laissés au froid pendant des heures.« Nous étions à peu près 70 dans une fosse, avec des menottes et les yeux bandés, raconteMajdi al Atar ; nous n’avons rien mangé pendant deux jours et nous ne pouvions pas aller aux cabinets. Les soldats tabassaient ceux qui osaient poser des questions ».Les détenus n’ont pas seulement souffert de la faim et du froid maisont été amenés dans les zones de combat, souvent à côté des chars d’assaut et de l’artillerie, en violation à la loi internationale. Betselem et les autres centres ont annoncé qu’ils présenteront rapidement un rapport sur les tortures subies par les prisonniers palestiniens pendant les interrogatoires.
Paris a protesté aussi, contre le traitement que l’armée israélienne a réservéau consul général françaisà Jérusalem, mardi dernier (27 janvier 2009, NdT) à Errez. Le Quai d’Orsay a convoqué hier (28 janvier 2009)l’ambassadeur israélien à qui il a présenté une protestation officielle. Le consul, Alain Rémy,ainsi que d’autres diplomates européens, était alléà Gaza pour évaluer la situation, en particulier de l’ouverture des passages, et examiner les dommages subis par les projets de développement financés par la France. Pour finir, le convoi est resté bloqué pendant plus de six heures à Errez, et le consul é déclaré quedeux coups de feu ont même été tirés sur eux, en avertissement, de la part des soldats israéliens. C’est la deuxième fois, en peu de temps, que le consul français est entravé dansses fonctions par Israël.Vendredi dernier, la police de frontière lui avait interdit pendant trois heures et demie de traverser le poste de contrôle de Bethléem et de rentrer à Jérusalem.C’est dans ce climat, alourdi par les rumeurs d’attaques aériennes imminentes d’Israël contre Gaza et les tunnels souterrains entre Rafah et l’Egypte, en riposte apparemment à l’attaque mortelle il y a deux jourscontre un soldat par une cellulepalestinienne, qu’a commencé hier la visite en Israël et Cisjordanie de Georges Mitchell, émissaire du président étasunien Obama. Mitchell n’a pas dit grand chose mais il a souligné que la trêve à Gaza devra se fonder sur la fin de la contrebande des armes, comme le demande Israël. De son côté, Olmert arappelé que les passages entre Israël et Gaza ne seront pas rouverts de façon permanente tant que ne sera pas résolu le cas du soldat Gilat Shalit, capturé il y a deux ans et depuis aux mains du Hamas. Jérusalem a été la seconde étape de Mitchell au Moyen-Orient après sa visite au Caire, où il a rencontré le président Moubarak. Les prochaines étapes dans la région sont, outre la Cisjordanie, la Jordanie et l’Arabie Saoudite.
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